Cahier économique N°116 - page 39

Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
39
Graphique 35: Taux de croissance de l’emploi
frontalier et de l’emploi national au Luxembourg,
1996-2012 (en%)
Source : STATEC
0
2
4
6
8
10
12
14
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
emploi intérieur
emploi national
emploi frontalier (non résidents)
Graphique 36: Taux de croissance de l’emploi
frontalier et de l’emploi national au Luxembourg,
2008-2012 (en%)
Source : STATEC
1.8
3.4
1.3
1.6
2.5
2.5
7.7
7.3
0.8
1.8
3.0
2.0
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
Moyenne
1996-2007
2008
2009
2010
2011
2012
emploi national
emploi frontalier (non résidents)
Les taux de croissance de l’emploi frontalier sont
largement supérieurs à ceux de l’emploi national sur
pratiquement toute la période. Il convient cependant
de souligner quelques autres caractéristiques de cette
évolution.
En période d’accélération de la croissance économique
(1996-2001 et 2003-2007), la croissance de l’emploi
frontalier est plus prononcée que celle de l’emploi
national. En 1995, le taux de croissance de l’emploi
national était de 0.9% contre 7.1% pour l’emploi
frontalier, soit un écart d’environ 6 points de%.
En 2001, le taux de croissance de l’emploi frontalier
était de 11.3%, contre 2.5% pour l’emploi national,
soit un écart de près de 9 points de%. De 2003 à
2007, on observe un phénomène similaire. L’écart
entre le taux de croissance de l’emploi national et
celui des frontaliers passe de 3 points de% en 2003
(3.8% de croissance pour les frontaliers, contre 0.9%
pour l’emploi national) à 5 points de% en 2007 (7.8%
de croissance pour l’emploi frontalier, contre 2.5%
pour l’emploi national).
A l’inverse, en période de décélération économique, le
recul du taux de croissance de l’emploi frontalier est
plus prononcé que celui de l’emploi national. En
d’autresmots, l’écart des taux de croissance de
l’emploi entre frontaliers et résidents se resserre dans
les périodes de faible croissance économique. C’est
vrai en 2002-2003, mais également – et à l’évidence -
en 2009. Pour cette année de crise économique, le
taux de croissance de l’emploi national est supérieur à
celui de l’emploi frontalier (1.3% pour l’emploi
national et 0.8% pour l’emploi frontalier). Pour 2010,
le taux de croissance de l’emploi national est de 1.6%
et celui de l’emploi frontalier à 1.8%. L’accélération de
la création nette d’emplois en 2011 va de pair avec un
recours accru aux frontaliers. Pour ceux-ci, le taux de
croissance atteint 3.0%. Avec un taux de croissance
de 2.5%, l’emploi national augmente également, mais
à un degré un peumoindre. En 2012, la croissance de
l’emploi national reste stable à 2.5%, alors que celle
de l’emploi frontalier recule à 2.0%.
Il faut encore retenir que si l’emploi national
(résidents) croît au cours de la crise à un rythme qui
approche ou dépasse lamoyenne d’avant-crise (1.8%
de 1996 à 2007), ce n’est pas du tout le cas pour
l’emploi frontalier qui croît à un rythme plus de trois
fois inférieur à l’avant-crise.
La part de l’emploi frontalier se stabilise à environ
42%
Jusqu’en 2008, la part de l’emploi frontalier dans
l’emploi total n’a cessé de croître en passant de 26%
de l’emploi total en 1995 à près de 42% en 2008.
Depuis, la part de l’emploi frontalier dans l’emploi
total semble avoir atteint un palier, étant donné
qu’elle reste pratiquement constante à environ 42%
depuis 2008 (voir Graphique 37).
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