Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
38
Graphique 33: Impact de la crise sur l’emploi dans
la Grande-Région, 2008-2010 (indices: 2008 =
100)
Sources : STATEC, EUROSTAT
97
98
99
100
101
102
103
2008
2009
2010
Luxembourg
Grande-Région
Lorraine
Saarland
Rheinland-Pfalz
Régionwallonne
EnRhénanie-Palatinat, la croissance de l’emploi
devient également plus positive tout en restant très
en deçà des tauxwallons: on passe d’une croissance
annuelle de l’emploi de 0.3% de 2001 à 2004 à 0.8%
de 2005 à 2007. En Lorraine, on passe d’une variation
négative (-0.2% par an de 2001 à 2004) à+1.2% par
an de 2005 à 2007. En Sarre, l’emploi reste atone avec
une croissance annuellemoyenne de 0.1% de 2005-
2007. Au Luxembourg, la croissance de l’emploi qui
était déjà très élevée de 2001 à 2004 (3.2%), accélère
encore un peu à 3.6% par an de 2005 à 2007.
La crise fait que la croissance de l’emploi se tasse de
moitié dans laGrande Région: 1.3% par an entre 2005
et 2007 et seulement 0.7% de 2008 à 2010.
Néanmoins, ce tassement ne concerne pas toutes les
régions de laGrande Région. La régionwallonne voit
bien la croissance de l’emploi diminuer demoitié en
passant de 2.0% enmoyenne annuelle entre 2005 et
2007 à 0.9% de 2008 à 2010. L’affaiblissement de la
croissance de l’emploi concerne aussi le Luxembourg
(3.6% de 2005 à 2007 et 2.6% de 2008 à 2010),
même si lemarché du travail reste orienté fortement à
la hausse.
C’est en Lorraine que l’emploi semble le plus affecté
par la crise: en 2007, on comptait 870 800 personnes
employées en Lorraine; en 2010, leur nombre était de
850 800, soit une destruction de quelque 20 000
emplois. Le taux de variation annuelle de l’emploi en
Lorraine qui était de 1.2% pour les années 2005-2007
passe à -0.8% de 2008 à 2010. Le recul de l’emploi à
partir de 2008 concerne d’ailleurs tous les
départements de la Lorraine (voir
Tableau 19
), mais
c’est dans les Vosges et dans laMeuse qu’il est le plus
sensible (-1.3% par an de 2008 à 2010 pour ces
départements). Pour ces deux départements, le recul
se greffe d’ailleurs sur une évolution de l’emploi
relativement atone au cours des années précédentes.
LaMeuse avaitmême perdu des emplois entre 2005 et
2007.
EnRhénanie-Palatinat l’évolution est à contre-
courant de celle de laGrande Région, tout comme
l’évolution de l’emploi en Allemagne est à contre-
courant de la plupart des autres pays européens. La
croissance annuellemoyenne de l’emploi en
Rhénanie-Palatinat était de 0.8% de 2005 à 2007. Elle
passe à 1.0% de 2008 à 2010. C’est dans la région de
Trèves où la création d’emplois est la plus dynamique
(1.1% par an de 2005 à 2007 et 1.6% de 2008 à
2010). A « Trier-Saarburg », le taux correspondant
passemême de 1.2% à 4.1%. Ajoutons finalement
qu’en Sarre l’évolution de l’emploi reste trèsmodeste
(0.1%), mais n’a pas connu d’effondrement suite à la
crise.
La croissance de l’emploi frontalier au Luxembourg
recule très fortement suite à la récente crise
économique
Au Luxembourg, l’emploi intérieur total a évolué de
215 500 personnes en 1995 à 379 000 en 2012. Or,
sur cette augmentation totale de 163 500 unités, 62%
sont imputables aux frontaliers. En effet, le nombre de
frontaliers (non-résidents) passe de 56 100 en 1995 à
157 600 en 2012. En d’autres mots, l’emploi intérieur
total a augmenté de 76%, alors que l’emploi frontalier
(non-résidents) a augmenté de 180% et l’emploi
national de « seulement » 38% (voir Graphique 34).
Graphique 34: Evolution de l’emploi intérieur, de
l’emploi national et de l’emploi frontalier (non-
résidents), 1995-2012 (indices 1995 = 100)
Source : STATEC
100
120
140
160
180
200
220
240
260
280
300
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Emploi intérieur
Emploi national
Emploi frontalier (non résidents)