Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
261
3.3 Les principaux déterminants de la
participation culturelle et sociale
Après avoir présenté les principaux résultats au niveau
de l’ensemble de la population résidente adulte dans
la section précédente, nous allons à présent nous
pencher sur les principaux facteurs qui influent sur le
degré d’implication culturelle et sociale des résidents.
Afin de dégager les variables déterminantes, il a été
procédé à une étude par régressionmultiple, la
variable dépendante étudiée étant le cas échéant soit
la participation culturelle, soit la participation sociale.
Comme il s’agit de variables dichotomiques du type
OUI/NON, le procédé de la régression logistique a été
choisi.
Différentes variables explicatives ont été introduites
dans lemodèle de régression.
Dans lemodèle principal présenté ici, les variables
explicatives retenues ont été le niveau d’éducation, le
sexe, la catégorie d’âge, la nationalité, la présence ou
non d’enfants dans leménage, le statut professionnel,
ainsi que le niveau de revenu.
Les Tableau 95 et Tableau 96 aux pages suivantes
présentent un résumé des résultats des différentes
régressions logistiques. Les tableaux complets sont
fournis en annexe.
Dans desmodèles alternatifs, l’effet de variables
supplémentaires a été évalué: la participation ou non
à l’éducation des adultes (formelle, non formelle ou
informelle), ou encore le secteur d’activité ou le type
de profession exercée. Demême, le niveau
d’interdépendance entre participation aux activités
culturelles et participation aux activités sociales a été
évalué.
Les personnes ayant atteint un niveau
d’éducation tertiaire sont plus actives dans les
organisations sociales et dans certains
domaines culturels
Premier constat: le fait d’avoir atteint un niveau
d’éducation tertiaire est un facteur déterminant dans
la plupart des activités culturelles et sociales
étudiées.
59
Les chances pour un diplômé de niveau supérieur
d’avoir participé aux activités culturelles sont plus
élevées (demanière statistiquement significative) par
exemple pour les visites de sites culturels, de cinémas
ou de spectacles ou encore la lecture de livres.
Deux exceptions toutefois: la visite d’événements
sportifs ainsi que la lecture quotidienne de journaux
sontmoins fréquentes chez les personnes de niveau
d’éducation tertiaire que parmi celles qui n’ont atteint
qu’un niveau secondaire aumaximum.
Sur le plan de la participation aux activités des
organisations sociales, il s’avère que les personnes
ayant un diplôme de niveau supérieur sont plus
actives dans tous les domaines.
Les femmes lisent plus de livres et visitent moins
les manifestations sportives que les hommes
Les femmes sont légèrement plus fréquentes à visiter
des spectacles et des cinémas. Au contraire, ce sont
les hommes qui sont beaucoup plus fréquents à visiter
desmanifestations sportives. Pour les visites de sites
culturels (musées, etc.), la différence en faveur des
hommes est faible et statistiquement non
significative.
Le genre est un élément clé dans la lecture: si les
femmes sontmoins fréquentes à lire un journal de
manière quasi-quotidienne, elles s’avèrent être des
lectrices beaucoup plus assidues de livres.
Sur le plan des activités sociales, on peut constater
que les femmes sont plus fréquentes à ne participer à
aucune activité sociale. En analysant les différents
types d’activités sociales, on remarque que la
différence en défaveur des femmes est significative
pour les activités des associations professionnelles,
ainsi que des partis politiques et syndicats. Dans les
activités des autres organisations sociales, les
différences entre hommes et femmes ne sont pas
statistiquement significatives.
59
Etant donné que les différences entre les diplômés de niveau
primaire, secondaire inférieur et secondaire supérieur ne sont pour
la plupart pas significatives, ces distinctions ont été éliminées du
modèle finalement retenu.