Cahier économique N°116 - page 252

Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
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tandis que celle avant transferts progressait. Ceci
montre l’impact positif sur la pauvreté des revenus
issus des transferts sociaux.
Si l’on regarde des indicateurs d’inégalité des
revenus, l’impact des transferts sociaux est également
significatif: avant transferts sociaux, la valeur du
coefficient de Gini est de 48%. Si l’on inclut les
pensions de vieillesse et de veuvage dans le calcul du
revenu, la valeur chute à 35%, et finalement à 28% si
l’on prend en compte la totalité des transferts sociaux.
Les transferts sociaux réduisent donc aussi les
inégalités de niveaux de vie entre lesménages.
Graphique 305: Taux de risque de pauvreté (%)
avant et après transferts sociaux, 2003-2012
Source : STATEC
(en collaboration avec CEPS/INSTEAD)
, EU-
SILC
38.7 38.0
40.6 39.8 39.2 40.2
44.0 45.0 43.8
45.8
23.2 22.4 23.8 23.6 23.4 23.6
27.0
29.1
27.2
29.0
11.9 12.7 13.7 14.1 13.5 13.4 14.9 14.5 13.6 15.1
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
%
Avant transferts sociaux
Avant transferts sociaux (excepté pensions de vieillesse et de veuvage)
Après transferts sociaux
2.5 Dimension Européenne
Au Luxembourg, aucune administration ou autre
instance n’a pour l’instantmandat de publier un seuil
de pauvreté officiel qui serait utilisé pour fixer des
minima sociaux (salaire social minimum, revenu
minimum garanti…).
Le seul cadre officiel pour l’élaboration de tels
indicateurs existe au niveau communautaire. Le traité
d’Amsterdam a introduit la lutte contre l’exclusion
sociale dans les dispositions relatives à la politique
sociale de l’Union (articles 136 et 137CE). Le Conseil
Européen de Lisbonne demars 2000 a souligné que
l’étendue de la pauvreté et de l’exclusion sociale était
inacceptable et que l’inclusion sociale sera un élément
essentiel de la Stratégie de l’Union pour la décennie
prochaine. Parmi les objectifs de cette stratégie
figuraient une croissance économique durable, une
amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et
une plus grande cohésion sociale. Le Sommet deNice
en décembre de lamême année a confirmé ces
objectifs et a décidé de choisir laméthode de
coordination ouverte pour lutter contre la pauvreté et
l’exclusion sociale dans l’UE.
Lamise enœuvre de cette approche implique la
définition d’objectifs acceptés par l’UE dans sa
globalité, l’élaboration de plans d’action nationaux
d’inclusion sociale (PANIncl) en vue de la réalisation
de ces objectifs et la pubication de rapports
périodiques de suivi. Un ensemble de 18 indicateurs a
étémis en place auConseil Européen de Laeken en
décembre 2001. Cette batterie d’indicateurs a été
révisée par le Comité de Protection Sociale de l’UE
pour y inclure d’autres éléments relatifs à l’exclusion
sociale. Depuis 2006, un ensemble d’indicateurs
parallèles a été élaboré par cemême Comité afin de
définir une série réduite d’indicateurs, les
«
overarching indicators
», qui puissent répondre aux
objectifs de cohésion sociale et d’interaction
opératoire entre les objectifs de Lisbonne et la
stratégie de développement durable de l’UE.
Au tableau suivant figurent les 20 indicateurs révisés
de Laeken, les indicateurs grisés représentant les
indicateursmonétaires.
En 2010, la stratégie « Europe 2020 » (UE-2020) pour
l’emploi et la croissance a pris le relais de la stratégie
de Lisbonne. UE-2020 définit trois grands axes de
développement: croissance intelligente (éducation,
recherche et innovation, société numérique),
croissance inclusive (plus et demeilleurs emplois,
qualifications et formation, modernisations des
marchés du travail et des systèmes de protection
sociale) et croissance durable (technologies vertes,
protection de l’environnement…)
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