Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
161
Tableau 66: Transitions dans l'emploi selon les déciles de salaire au Luxembourg, 2007-2011 (en%)
Transition vers
le décile de
salaire supérieur
Transition au-
delà du décile
de salaire
supérieur
Pas de change-
ment
Transition vers
le décile de
salaire inférieur
Transition en-
deçà du décile
de salaire
inférieur
Transition vers
aucun salaire
Total
Total
12.9
6.7
64.4
9.2
4.1
2.8
100.0
Aucun salaire
2.9
7.5
89.6
…
…
…
100.0
1er décile
17.4
14.6
60.1
…
…
8.0
100.0
2ème décile
15.7
10.9
51.4
15.9
…
6.1
100.0
3ème décile
25.1
8.5
48.6
10.4
3.4
4.1
100.0
4ème décile
18.7
7.3
43.1
18.7
8.2
4.0
100.0
5ème décile
15.7
6.9
52.0
14.3
7.4
3.6
100.0
6ème décile
17.4
6.0
52.7
12.0
9.0
2.9
100.0
7ème décile
22.3
3.2
50.7
13.2
8.9
1.7
100.0
8ème décile
21.4
5.9
46.4
13.1
7.8
5.4
100.0
9ème décile
18.2
…
57.0
17.0
6.6
1.2
100.0
10e décile
…
…
72.8
17.2
6.9
3.1
100.0
Source: EUROSTAT
4.4.10 Cependant, au Luxembourg, lamobilité
salariale ascendante s’accroît de 2007 à 2011,
alors que, dans l’UE-27, ce n’est pas le cas
Au Luxembourg, 17.1% des salariés sont passés vers
un décile de salaire supérieur de 2006 à 2007. De
2010 à 2011, 19.6% des salariés ont transité vers un
niveau de salaire supérieur. En revanche, dans l’UE-27,
le taux des transitions vers un décile de salaire
supérieur est passé de 24.0% en 2007 à 22.1% en
2011. A noter que les transitions descendantes (vers
un décile inférieur) sont relativement stables depuis
2007, que ce soit au Luxembourg ou dans l’UE-27 (voir
Tableau 65).
En jetant un regard sur lamobilité salariale selon les
déciles de salaire, on constate que lamobilité
ascendante est, sans surprise, la plus développée dans
les 3 déciles inférieurs des salaires. Dans le 1
er
décile,
le pourcentage des transitions vers un décile supérieur
dépasse les 30%. C’est également le cas dans le 3
ème
décile. Dans ces 3 déciles, lamobilité descendante est
faible.
D’unemanière générale, lamobilité (ascendante plus
descendante) est la plus prononcée aumilieu de la
distribution. Dans le premier décile, environ 60% des
salariés n’ont pas changé de niveau de salaire, alors
que dans le quatrième décile, seulement 43% des
salariés n’ont pas transité vers un autre niveau de
salaire (voir Tableau 66).
Dans ce quatrième décile, lamobilité ascendante se
tasse un peu par rapport au 3
ème
décile (de 30% à
25%), mais, enmême temps, la fréquence de la
mobilité descendante devient plus importante et
dépassemême la fréquence des transitions
ascendantes. Du quatrième au 8
ème
décile lamobilité
descendante semaintient autour de 20%, alors que la
mobilité ascendante augmente et dépasse les 25%
dans le 8
ème
décile. Dans le neuvième décile lamobilité
descendante dépasse lamobilité ascendante.
A noter que dans le bas de la distribution, l’amplitude
des transitions salariales, c’est-à-dire les transitions
vers des salaires qui dépassent le décile
immédiatement supérieur, sont très nombreuses.
17.4% des salariés du premier décile sont passés au
décile supérieur (c’est-à-dire au 2
ème
décile) et 14.6%
ontmême fait des transitions dépassant le décile
immédiatement supérieur. Ensuite les transitions vers
un décile de salaire au-delà du décile immédiatement
supérieur tendent à diminuer. Dans le septième décile,
moins de 5% des salariés transitent de 2010 à 2011
vers un décile situé au-delà du décile immédiatement
supérieur.
En ce qui concerne l’amplitude de lamobilité
descendante, on constate que les transitions vers un
décile qui se situe en-deçà du décile immédiatement
inférieur sont assez fréquentes aumilieu de la
distribution (du quatrième au septième décile), puis se
tassent. Par contre, les transitions vers le décile
immédiatement inférieur sont assez stables aumilieu
de la distribution, puis augmentent dans le 9
ème
décile.