Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
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probabilité de passer de l’emploi à l’inactivité y
diminue. 8% des personnes en emploi en 2006 étaient
inactives en 2007, alors que le pourcentage
correspondant n’était que de 4% pour cemême type
de transition de 2010 à 2011.
En outre, la probabilité de transition de l’emploi à
temps partiel vers l’inactivité est plus élevée que dans
le cas d’un emploi à temps complet. Au Luxembourg,
4.7% des personnes travaillant à temps partiel en
2010 sont inactives en 2011, contre 2.6% des
personnes ayant un emploi à temps complet. Dans
l’UE-27, on retrouve lesmêmes caractéristiques, à
savoir 8.6% pour les transitions de l’emploi à temps
partiel vers l’inactivité et seulement 4.7% pour les
transitions de l’emploi à temps complet vers
l’inactivité.
Pour les hommes, le travail à temps partiel semble plus
souvent l’antichambre de l’inactivité que pour les
femmes travaillant à temps partiel. 8.8% des hommes
ayant travaillé à temps partiel en 2010 sont inactifs en
2011 (contre 2.0% des hommes travaillant à temps
complet). En revanche, seulement 4.3% des femmes
ayant travaillé à temps partiel en 2010 sont passées à
l’inactivité en 2011.
Graphique 154: Transition annuelle de l’emploi vers
l’inactivité, 2007-2011 (en% des personnes qui
étaient en emploi au cours de l’année t-1)
Sources : EUROSTAT, STATEC
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
2007
2008
2009
2010
2011
LU
UE-27
BE
DE
EL
ES
FR
Graphique 155: Transition de l’emploi à temps
partiel et de l’emploi à temps complet vers
l’inactivité selon le sexe au Luxembourg de 2010 à
2011 (en% des personnes qui étaient en emploi au
cours de l’année 2010)
Source: STATEC
2.0
3.9
2.6
8.8
4.3
4.7
0
2
4
6
8
10
Hommes
Femmes
Total
Personnes occupées à plein temps
Personnes occupées à temps partiel
4.1.7 Il n’en reste pas moins que, globalement,
la probabilité de transition des femmes de
l’emploi vers l’inactivité est plus élevée que
celle des hommes
On a vu que la probabilité du passage des hommes
travaillantà tempspartiel
à l’inactivité est plus élevée
que celle des femmes
travaillantà tempspartiel
. Il
n’en reste pasmoins que,
globalement
, les femmes
transitent plus fréquemment de l’emploi à l’inactivité.
En effet, les hommes sont beaucoupmoins nombreux
à travailler à temps partiel. Seulement 3% des
hommes en emploi en 2010 et en 2011 travaillaient à
temps partiel, contre 38.4% des femmes.
La part des femmes passant de l’emploi à l’inactivité
est 2 fois plus élevée que celle des hommes: 4.0% des
femmes en emploi en 2010 sont inactives en 2011,
contre seulement 2.2% des hommes.
Ce n’est pas le travail à temps partiel qui est en cause
intrinsèquement dans les transitions des femmes de
l’emploi vers l’inactivité. Le temps partiel, tout comme
les transitions des femmes vers l’inactivité sont très
souvent liées à des raisons familiales. La probabilité,
pour les femmes vivant en couple (ayant donc plus
fréquemment des charges familiales) de passer de
l’emploi à l’inactivité est beaucoup plus importante
que celle des hommes ne vivant pas en couple: 4.7%
des femmes vivant en couple qui étaient en emploi en
2010 étaient inactives en 2011, Seulement 1.1% des
hommes ne vivant pas en couple et qui avaient un
emploi en 2010 étaient inactifs en 2011.