Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
137
Graphique 152: Corrélation entre la croissance de
l’emploi et la probabilité de transition de l’emploi
vers le chômage
Sources : EUROSTAT, STATEC
BE
CZ
DK
DE
EE
IE
EL
ES
FR
IT
LU
HU
NL
AT
PL
PT
SI
SK
FI
SE
UK
NO
R² = 0.3436
-4.0
-3.0
-2.0
-1.0
0.0
1.0
2.0
3.0
0
2
4
6
8
Taux de variation de l'emploi
…
Transition de l'emploi vers le chômage, en% de l'emploi
de l'année t-1 (moyenne des années 2007-2011)
Graphique 153: Transition de l’emploi vers le
chômage 2009-2010 (en% des personnes qui
étaient en emploi au cours de l’année 2009)
Sources : EUROSTAT, STATEC
0.9
1.1
1.5
1.9
1.9
2.0
2.4
2.6
2.8
2.8
2.9
2.9
3.0
3.2
3.6
3.6
3.6
4.1
4.3
4.9
5.0
5.1
5.5
5.6
5.7
5.8
5.9
8.2
8.7
9.7
0
2
4
6
8
10
RO
NL
NO
SE
UK
MT
IS
LU
BE
DE
IT
AT
CZ
SI
UE-27
CY
PL
Zone €
FR
PT
EL
FI
BG
SI
HU
DK
LT
ES
EE
LV
En tout état de cause, la rigueur de la législation de
protection du travail ne semble pas protéger du
chômage, c’est-à-dire diminuer la probabilité de sortir
de l’emploi vers le chômage. Dans leGraphique 151,
on notemême un coefficient de corrélation positif,
quoique trèsmodéré, entre la transition de l’emploi
vers le chômage et l’indice de protection du travail.
Cependant, sans l’Espagne, le coefficient de corrélation
serait pratiquement nul. En d’autresmots, et en
tendance, la protection du travail semble avoir peu
d’effet sur la probabilité de sortir de l’emploi vers le
chômage.
LeGraphique 152montre qu’il y a un lien négatif
assez fort entre la croissance de l’emploi et la
transition de l’emploi vers le chômage. Autrement dit,
et sans surprise, plus le taux de croissance de l’emploi
est élevé, plus la probabilité de transiter de l’emploi
vers le chômage est faible.
Parmi les pays européens, le Luxembourg est plutôt
bien placé en ce qui concerne les transitions de
l’emploi vers le chômage. Avec un taux de 2.6% pour
ce type de transition de 2009 à 2010, le Grand-Duché
se situe un peu derrière des pays nordiques comme la
Norvège, la Suède ou encore les Pays-Bas. Dans les
pays baltiques, mais également en Espagne, la
probabilité de ce genre de transition est beaucoup plus
importante qu’au Luxembourg. Il convient encore de
relever la position peu favorable duDanemark où les
transitions de l’emploi vers le chômage sont
fréquentes. On verra plus loin que les transitions du
chômage ou de l’inactivité vers l’emploi sont tout aussi
fréquentes dans ce pays, signe dumodèle de
« flexicurité » qui le caractérise.
4.1.6 Des transitions de l’emploi vers
l’inactivité sont plus fréquentes pour les
personnes travaillant à temps partiel, plus
particulièrement pour les hommes travaillant à
temps partiel
La probabilité de sortie de l’emploi vers le chômage a
augmenté en tendance depuis 2007. Qu’en est-il des
transitions vers l’inactivité ? Au Luxembourg, la part
des transitions de l’emploi vers l’inactivité s’est accrue
assez fortement de 2007 à 2008: 2.4% des personnes
en emploi en 2006 étaient inactives en 2007 alors
4.0% en emploi en 2007 étaient inactives en 2008. Le
pourcentage correspondant revient à 3% pour les
transitions de 2010 à 2011. Dans l’UE-27 enmoyenne,
la probabilité de passer de l’emploi à l’inactivité reste
pratiquement constante. Là encore l’Allemagne évolue
à contrecourant des autres pays européens. La