Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
134
Graphique 144: Stabilité dans l’emploi: transition
de l’emploi vers l’emploi selon le sexe et le niveau
d’éducation, 2010-2011 (en% des personnes qui
étaient en emploi au cours de l’année 2010)
Source : STATEC
91.3
95.7
98.6
88.7
94.5
95.1
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
Niveau d'éducation
faible
Niveau d'éducation
moyen
Niveau d'éducation
élevé
Hommes
Femmes
Total
Graphique 145: Stabilité dans l’emploi: transition
de l’emploi vers l’emploi selon l’âge et le sexe,
2010-2011 (en% des personnes qui étaient en
emploi au cours de l’année 2010)
Source : STATEC
88.4
92.6
97.5
97.5
81.1
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
15-24 ans 25-34 ans 35-44 ans 45-54 ans 55-64 ans
Hommes
Femmes
Total
Graphique 146: Transition annuelle de l’emploi vers
le chômage, 2007-2011 (en% des personnes qui
étaient en emploi au cours de l’année t-1)
Sources : EUROSTAT, STATEC
0
2
4
6
8
10
12
2007
2008
2009
2010
2011
LU
UE-27
BE
DE
EL
ES
FR
La stabilité dans l’emploi est fonction du niveau
d’éducation 96.9% des personnes ayant un niveau
d’éducation élevé
21
, qui avaient un emploi en 2010,
restaient en emploi en 2011. Pour les niveaux
d’éducationmoyen et faible, les pourcentages des
personnes qui semaintiennent en emploi d’une année
à l’autre sont de respectivement 95.2% et 90.2%. La
stabilité dans l’emploi des femmes est plus faible que
celle des hommes pour les trois niveaux d’éducation.
La stabilité dans l’emploi est lamoins élevée chez les
jeunes. 88.4% des jeunes de 15-24 ans qui étaient en
emploi en 2010 le restaient en 2011, alors que le taux
atteint 97.5% dans la classe d’âge des 35-54 ans. Les
différences entre hommes et femmes sont les plus
prononcées dans la classe d’âge des 25-34 ans. 96.0%
des hommes de 25 à 34 ans restent dans l’emploi de
2010 à 2011, alors que ce n’est le cas que pour 89.1%
des femmes. On reviendra dans la présente
contribution sur les transitions très spécifiques des
femmes dans cette classe d’âge. La faible stabilité
dans l’emploi des 55-64 ans est liée au fait que les
transitions vers la retraite sont déjà nombreuses dans
cette classe d’âge.
Logiquement, comme la stabilité dans l’emploi est plus
élevée au Luxembourg que dans l’UE-27, les
transitions de l’emploi vers le chômage et l’inactivité
sontmoins importantes. AuGrand-Duché, 2.8% des
personnes en emploi en 2010 se retrouvent au
chômage en 2011. Dans l’UE-27, on en est à 3.8%.
Dans l’UE-27, 4.7% des personnes en emploi en 2010
sont inactives en 2011. Au Luxembourg, le
pourcentage correspondant n’est que de 3.0%.
La probabilité des transitions de l’emploi vers le
chômage augmente avec la crise (au Luxembourg, on
passe de 2% en 2007 à près de 3% en 2011), mais
l’amplitude de cette augmentation est évidemment
plus importante dans les pays du Sud de l’Europe les
plus frappés par la crise. En Espagne, par exemple, un
peu plus de 4% des personnes en emploi en 2006
étaient au chômage en 2007. Le taux correspondant
passe à 10% pour les transitions de 2008 à 2009.
21
Niveaux d’éducation selon la CITE (Classification internationale
type de l’éducation). Niveau d’éducation faible =CITE 0-2
(primaire et secondaire inférieur); niveau d’éducationmoyen=
CITE 3-4 (secondaire supérieur); niveau d’éducation élevé =CITE 5-
8 (enseignement supérieur)