Cahier économique N°116 - page 126

Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
126
Graphique 142: Simulation de l'impact des charges patronales sur le coût salarial unitaire réel (part
salariale) en supposant que ces charges correspondent à lamoyenne de la zone euro, 2000-2012
(rémunérations des salariés en% de la valeur ajoutée brute)
Sources : STATEC, EUROSTAT
45
47
49
51
53
55
57
59
61
63
65
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Situation réelle
LU
Zone €
BE
DE
FR
45
47
49
51
53
55
57
59
61
63
65
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Simulation
(charges sociales patronales=moyennede lazone
euro)
LU
Zone €
BE
DE
FR
La part salariale dans la valeur ajoutée
La part salariale dans la valeur ajoutée est définie ici
comme le rapport entre le total des rémunérations,
c’est-à-dire les salaires et traitements bruts auxquels
on ajoute les cotisations patronales, et la valeur
ajoutée. La part salariale est lemiroir de l’évolution du
coût salarial unitaire réel (CSU réel).
Pour l’ensemble de l’économie luxembourgeoise, on
constate d’abord que la part salariale est plus faible -
en niveau - que dans les pays voisins et dans la zone
euro enmoyenne. On note encore la diminution forte
de la part salariale (et donc duCSU réel) de 2004 à
2007, puis une augmentation – suite à la crise - de la
part salariale en 2008 et en 2009. Enfin, la part
salariale se réoriente à la baisse parallèlement à la
reprise de 2010 (voir Graphique 142).
L’impact des charges sociales patronales sur le
niveau du CSU réel
Comment expliquer que la part salariale au
Luxembourg se situe structurellement en dessous du
niveau des pays voisins et de la zone euro. Trois
raisons peuvent être évoquées:
une part salariale relativement faible dans le
secteur « Commerce, Transports, HORECA »
(voir Annexe 1.4); une part salariale faible
dans la branche « information et
communication » (branche non reprise dans
l’Annexe 1.4)
un poids bien plus important dans l’économie
luxembourgeoise de la branche des services
financiers où la part salariale est
structurellement plus faible que dans les
autres branches;
un poids des contributions sociales versées
par les employeurs plus faible au Luxembourg.
On peut préciser l’impact du différentiel des charges
sociales, en simulant l’application d’un taux unique de
charges à tous les pays de la zone euro, dont le
Luxembourg (voir Graphique 142).
Concrètement, on se base sur les salaires et
traitements bruts (variable D11 dans le système des
comptes nationaux SEC) dont les charges patronales
sont exclues. On calcule ensuite, pour la zone euro
dans son ensemble, le rapport entre les rémunérations
qui incluent les charges sociales (variable D1 dans le
système des comptes nationaux SEC) et les salaires et
traitements bruts. Finalement, onmultiplie les salaires
et traitements bruts de tous les pays par ce rapport
D1/D11 de la zone euro.
1...,116,117,118,119,120,121,122,123,124,125 127,128,129,130,131,132,133,134,135,136,...314
Powered by FlippingBook


Pubic.lu - Site à caractère cacographique, un poil en-dessous de la ceinture. Last update 01.04.2015.
Voir la page web originale. Informations supplémentaires.