Cahier économique N°116 - page 109

Rapport Travail et Cohésion sociale 2013
Cahier économique 116
109
Graphique 127: Valeur ajoutée par emploi et
salairemoyen par branches au Luxembourg,
2012
Sources : STATEC
Agriculture
Industrie
Production et
distribution
d'électricité
Construction
Commerce
Transports
HORECA
Information et
communi-
cation
Activités
financières et
d'assurance
Activités
spécialisées et
scientifiques
Services
administratifs
de soutien
Administra-
tion pubique
Enseignement
Santé humaine
et action
sociale
Arts
Ménages
employeurs
R² = 0.6705
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
0
50
100
150
200
250
300
Notons encore que l’évolution de la rémunération
moyenne par salarié (qui inclut les charges
patronales) se superpose à celle du salairemoyen
(salaires et traitements bruts par salarié à
l’exclusion des charges patronales) dans la plupart
des pays. Ce qui signifie que le poids des charges
patronales est resté globalement stable en Europe
depuis 2000.
La crise économique et financière s’exprime très
nettement par un tassement de la croissance en
2008, puis, en 2009, une chute – plus oumoins
marquée selon les pays - de la valeur ajoutée par
emploi. En valeur nominale, la valeur ajoutée par
emploi au Luxembourg passe de 101 500€ en 2007
à 96 100€ en 2008 et à 91 600€ en 2009. Cet
écart correspond à une évolution de -10%. Dans la
zone euro, la VAB/emploi en valeur nominale
augmente encore de 2% de 2007 à 2008, puis
recule de 1.5% en 2009, de sorte qu’elle se situe au
même niveau en 2009 qu’en 2007. EnBelgique et
en France, le recul de la VAB/emploi nominale était
égalementmoins prononcé qu’au Luxembourg. Elle
se situe en 2009, pratiquement aumême niveau
qu’en 2007 dans ces deux pays.
Enmême temps, au Luxembourg comme dans les
pays voisins, le salairemoyen (et la rémunération
moyenne) continuaient à croître quoiqu’à un rythme
moins élevé qu’au cours des années antérieures. De
2007 à 2008, le salairemoyen nominal moyen au
Luxembourg a encore augmenté de 3.2%. En 2009,
l’augmentation est encore de 0.6%, malgré la chute
de la VAB/emploi. Il en découle une détérioration du
coût salarial unitaire réel (et une augmentation de
la part salariale dans la valeur ajoutée).
En 2010, avec l’amélioration des conditions
économiques, la VAB/emploi rebondit. Au
Luxembourg, on passe de 91 600€ en 2009 de
valeur ajoutée par emploi à 100 500€ en 2010, soit
une augmentation nominale d’environ 10% (contre
seulement 3% dans la zone euro). Le taux de
croissance du salairemoyen nominal augmente
également auGrand-Duché en passant de 0.6% en
2009 à 3.0% en 2010. Etant donné que ce taux est
inférieur au taux de croissance de la VAB/emploi, le
coût salarial unitaire réel s’améliore en 2010. On y
reviendra plus loin.
En 2011, au Luxembourg, on enregistre encore une
croissance de la valeur ajoutée par emploi en valeur
nominale, mais elle estmoins prononcée qu’en
2010. On passe de 100 500€ par emploi en 2010 à
104 200€, soit une croissance de 3.7% en 2011
(contre 9.6% en 2010). Le salairemoyen nominal
croît également en 2011 (+2.2%), maismoins
fortement qu’en 2010 (+3.0%). Etant donné que la
croissance du salaire nominal par emploi se situe
en-dessous de celle de la valeur ajoutée par emploi
(2.2% contre 3.7%), le coût salarial unitaire réel ne
se détériore pas en 2011 (voir plus loin).
En 2012, la valeur ajoutée nominale par emploi
croît de seulement 1.3%. Enmême temps le salaire
moyen nominal augmente de près de 2%, d’où une
nouvelle détérioration du coût salarial unitaire réel.
A noter que, dans les pays les plus touchés par la
crise (plus particulièrement dans le Sud de l’Europe),
les salairesmoyens nominaux stagnent où reculent
même. C’est plus particulièrement le cas enGrèce
où le salairemoyen nominal est, en 2012, de 12%
inférieur à son niveau de 2009 (voir Graphique 126).
Au Luxembourg, le salairemoyen nominal est de 7%
supérieur au niveau de 2009 et, dans la zone euro,
l’augmentation nominale du salairemoyen de 2009
à 2012 est également de 7%.
3.2 Les salaires par branche
économique
Le salairemoyen est évidemment influencé par la
structure par âge de l’emploi dans les branches
économiques, ainsi que par le niveau des
qualifications requises par les différentes branches.
En outre, l’incidence du temps partiel diffère selon
1...,99,100,101,102,103,104,105,106,107,108 110,111,112,113,114,115,116,117,118,119,...314
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