Conjoncture Flash Octobre 2014
2014: un bon démarrage, mais l'horizon conjoncturel s'assombrit Le PIB a enregistré une progression relativement satisfai- sante au cours du 2 ème trimestre 2014. Les données des comptes nationaux ont fait l'objet de révisions majeures, mais les nouveaux résultats ne remettent pas fondamentalement en cause l'appréciation de la dynamique économique et no- tamment la tendance de reprise en place depuis la mi-2012. Si l’activité a été assez soutenue sur la première moitié de 2014, l’horizon conjoncturel s’assombrit cependant depuis l’été. Un premier semestre honorable Le PIB en volume a progressé de 0.7% sur un trimestre au 2 ème trimestre 2014, un résultat appréciable si l’on considère la forte hausse relevée au 1 er trimestre (+1.7%), et en ligne avec la trajectoire moyenne relevée depuis la mi-2012 (+0.6% par trimestre). Les données annuelles et trimestrielles des comptes natio- naux sont marquées par deux changements majeurs, à savoir le passage au nouveau Système Européen de Comptabilité SEC 2010 et la révision statistique des chiffres pour la pé- riode 2000-2012. Ces nouvelles données n’affectent que marginalement la croissance du PIB en volume relevée sur les deux années écoulées (2010 et 2011 ont par contre été significativement révisées à la hausse, avec presque 3 points de % de croissance supplémentaire en cumulé). La progression du PIB relevée au 2 ème trimestre 2014 conti- nue à être soutenue par l’orientation très favorable des ser- vices non financiers, en particulier des services aux entre- prises et du commerce. Du côté des services financiers en revanche, les activités bancaires restent ancrées sur une ten- dance baissière en termes de valeur ajoutée qui semble con- firmer un phénomène de nature structurelle. La bonne tenue des assurances et des auxiliaires financiers permet cepen- dant d’amortir quelque peu le choc. A l'image des trimestres précédents, c'est surtout la demande extérieure nette (solde des exportations et des importations de biens et services) qui contribue à la progression du PIB. La consommation des ménages a rebondi au 2 ème trimestre, après une stagnation au trimestre précédent. Elle conserve cependant un rythme de croissance annuel proche de 2%, inférieur à celui du PIB. L'investissement, considéré en ten- dance (i.e. hors avions et satellites, qui génèrent beaucoup de volatilité) poursuit son rétablissement, de manière lente mais relativement régulière. PIB en volume -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 10 T1 10 T2 10 T3 10 T4 11 T1 11 T2 11 T3 11 T4 12 T1 12 T2 12 T3 12 T4 13 T1 13 T2 13 T3 13 T4 14 T1 14 T2 En % Variation trimestrielle Variation annuelle Source: STATEC Une dynamique susceptible de s'infléchir A l’issue du 2 ème trimestre 2014, l’acquis de croissance pour l’année en cours est déjà considérable puisqu’il s’élève à 3.0%. Il est cependant à craindre que la deuxième partie de l’année soit marquée par une dynamique bien moins favorable. D’une part parce que les enquêtes de conjoncture indiquent une baisse de confiance des entrepreneurs ainsi que des con- sommateurs. D’autre part parce que l’environnement écono- mique international devrait se révéler moins porteur. Les pré- visions de croissance pour la zone euro émises par la BCE, le FMI ou encore l’OCDE au cours des dernières semaines, ont été revues à la baisse sur base notamment de la croissance nulle au 2 ème trimestre, d’indicateurs d’activité décevants sur le 3 ème trimestre et de tendances déflationnistes qui s'affir- ment. A côté du repli des indicateurs de confiance dans l’ensemble de la zone euro, la baisse très marquée des bourses européennes depuis la fin septembre constitue un motif d’inquiétude supplémentaire. Plutôt qu’un simple ralen- tissement ou une sorte de passage à vide, la possibilité d’un véritable retournement conjoncturel n’apparaît aujourd’hui pas à exclure.
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